Les boutons conviennent à toute ouverture avec un croisement où la fermeture peut se voir : chemises, chemisiers, gilets, jupes boutonnées devant et poignets ; ils tiennent bien, se remplacent facilement et demandent une boutonnière à la machine ou travaillée à la main. Les pressions conviennent aux ouvertures rapides et plates qui s'ouvrent souvent et supportent peu de tension : vêtements de bébé, poignets, rabats de sac, intérieur d'un cache-cœur. La fermeture éclair est la fermeture d'une ouverture qui doit rester plate, s'ouvrir complètement et supporter la tension, donc robes et jupes ajustées, pantalons, trousses et sacs. Le tissu et l'emplacement de l'ouverture décident plus que le goût : la tension pousse vers la fermeture éclair, la visibilité vers les boutons, la rapidité vers les pressions.

Comment comparer boutons, pressions et fermeture éclair ?

CritèreBoutonsPressionsFermeture éclair
AspectVisibles, partie du modèleCachées (à coudre) ou petites têtes métalliques (à poser)Invisible, ou apparente comme détail de style
Tenue sous tensionBonne, avec une patte entoiléeMoyenne ; les pressions à poser peuvent s'ouvrirLa meilleure
Croisement nécessaireOui, une patte ou une extensionOuiNon, les bords se rejoignent
Niveau de coutureLes boutonnières demandent de la pratiqueÀ coudre : facile ; à poser : un outil et un tissu fermeFermeture invisible : un pied et de la pratique
TissusChaîne et trame ; mailles avec entoilageMailles, chaîne et trame, molleton, vêtements de bébéChaîne et trame ; mailles avec couture stabilisée
RéparationFacile, recoudre un boutonLes pressions à poser s'enlèvent malRemplacer toute la fermeture
MercerieBoutons, entoilagePressions, pince ou outil de poseFermeture, bande d'entoilage

Comment fonctionne chaque fermeture ?

Un bouton passe dans une boutonnière : les deux bords doivent donc se croiser d'au moins la largeur du bouton. Ce croisement est la patte de boutonnage ou l'extension de boutonnage, en général de 1,5 à 2 cm de chaque côté du devant d'un chemisier. La boutonnière se fait à la machine, avec un pied boutonnière automatique ou un point en quatre temps, ou à la main au point de boutonnière. Comment coudre boutonnières et boutons détaille les deux.

Une pression a deux moitiés qui s'emboîtent. Les pressions à coudre se cousent par leurs trous et se placent à l'intérieur du croisement ; les pressions à poser (aussi appelées boutons-pression) se fixent à travers le tissu avec une pince ou un outil à marteau et montrent une tête à l'extérieur. Le ruban à pressions, bande de tissu garnie de pressions à intervalles réguliers, se vend pour les vêtements de bébé et les housses de couette.

Une fermeture éclair est une bande de dents avec un curseur, cousue dans une couture. La couture est cousue sous la fermeture et celle-ci ferme le reste, si bien que les bords se rejoignent sans croisement. Les fermetures invisibles disparaissent dans la couture ; les fermetures classiques montrent leurs dents ou sont couvertes par un rabat de tissu. Fermeture invisible ou classique compare les deux.

Quand les boutons sont-ils la bonne fermeture ?

Chaque fois que la fermeture fait partie du style et que l'ouverture a un croisement. Un devant de chemise, un haut en tissu tissé boutonné devant, un gilet, une jupe trapèze boutonnée devant, un poignet, une ceinture. Les boutons maintiennent aussi le tissu à plat sur toute l'ouverture, puisqu'il y en a beaucoup : un chemisier avec un bouton tous les 7 à 8 cm reste fermé là où une seule pression bâillerait. Le calculateur d'espacement de boutons les répartit pour qu'un bouton tombe au niveau du buste.

Il leur faut une base ferme. Une bande d'entoilage dans la patte empêche le tissu de s'étirer autour des trous, et sur une maille elle est encore plus nécessaire. Les boutonnières sont le savoir-faire à acquérir : d'abord sur une chute, avec le même nombre de couches, et sur la plupart des machines modernes le pied automatique mesure le bouton pour vous.

Choisissez des boutons quand vous voulez pouvoir ajuster plus tard (déplacer un bouton, pas une couture), quand le vêtement sera lavé souvent et fort, et quand l'ouverture se voit.

Quand les pressions sont-elles la bonne fermeture ?

Pour les ouvertures qu'on utilise souvent et qui supportent peu de tension. Les vêtements de bébé se ferment par pressions parce que les changes sont fréquents et que les doigts d'un tout-petit ne savent pas gérer des boutons. Rabats de sac, rabats de poche, intérieur d'une robe portefeuille, patte de braguette, col amovible : autant d'endroits où une pression est rapide et où rien ne tire dessus.

Les pressions à coudre sont l'option douce. Elles sont souples, invisibles de l'extérieur et se cousent en dix minutes. Elles tiennent quelques centaines de grammes au plus, donc elles vont sous un bouton qui fait le vrai travail, ou sur un bord léger. Les pressions à poser tiennent davantage, ont un air sportif, et traversent le molleton et les mailles épaisses là où une boutonnière s'étirerait. Elles demandent un tissu ferme ou une pièce d'entoilage, et une fois posées elles ne s'enlèvent pas sans laisser un trou. Posez une pression d'essai sur une chute et ouvrez-la vingt fois avant de poser les vraies.

Les pressions sont un mauvais choix là où le vêtement subit de la tension : un corsage ajusté, une ceinture, une jupe qui repose sur la hanche. Elles s'ouvrent au pire moment.

Quand un vêtement a-t-il besoin d'une fermeture éclair ?

Quand l'ouverture doit rester plate et supporter la tension, et qu'elle s'ouvre dans une couture plutôt que sur un croisement. Une robe ajustée en tissu chaîne et trame doit s'ouvrir assez pour passer sur les épaules ou les hanches, puis se refermer contre le corps sans jour, ce que seule une fermeture éclair permet. Une jupe droite ou un pantalon à taille ajustée veulent une fermeture dans le dos ou dans la couture de côté. Une trousse à fermeture éclair ou une poche de sac a besoin d'une fermeture qui garde tout à l'intérieur et s'ouvre d'une main.

Les fermetures éclair supportent le plus de tension sans lâcher et ne bâillent jamais entre les attaches. Le prix à payer est la couture : une fermeture invisible demande son propre pied et un ordre d'étapes précis, une fermeture classique demande un pied fermeture et une piqûre bien nette, et une fermeture dans une maille demande une bande d'entoilage dans la marge de couture pour que le tissu ne s'étire pas le long. Poser une fermeture éclair invisible est la méthode ; elle récompense la pratique.

La longueur dépend de l'ouverture nécessaire. Pour une jupe, la fermeture va de la taille à un point sous la hanche, en général 18 à 22 cm ; pour une robe, du cou ou du haut du dos jusqu'à la hanche, 40 à 60 cm. La liste de mercerie d'un patron la donne ; le guide de couture de Sewly, par exemple, indique la longueur de fermeture, la longueur d'élastique ou le nombre de boutons pour le vêtement et les options choisis.

En quoi le tissu change-t-il le choix ?

  • Tissus légers (lawn, voile, viscose) : boutons avec pattes entoilées, ou fermeture invisible. Les pressions à poser s'y arrachent.
  • Tissus moyens (popeline, lin, sergé) : tout convient ; la forme du vêtement décide.
  • Tissus lourds (denim, toile, tissu de manteau) : pressions à poser, boutons de jean, fermetures métalliques, ou bouton à queue cousu au fil épais.
  • Mailles stables (ponte, interlock, molleton léger) : pressions ou pressions à poser, boutons sur une bande entoilée, fermetures avec couture stabilisée.
  • Mailles très élastiques (jersey, côtes) : en général aucune fermeture ; l'élasticité fait le travail. Si besoin, une pression sur une pièce stabilisée ou une fermeture courte doublée d'entoilage pour maille.
  • Tissus transparents et fins : petits boutons avec brides travaillées à la main, ou fine fermeture invisible.

Et les liens, les crochets et l'élastique ?

Beaucoup de vêtements n'ont besoin d'aucune fermeture. Les pantalons et jupes à enfiler se ferment avec une taille élastique, et les tailles élastiques comparées passe les options en revue. Une jupe ou une robe portefeuille se ferme avec des liens, qui conviennent à plusieurs tailles et aux débutantes. Les crochets et brides terminent le haut d'une fermeture éclair et maintiennent le croisement d'une ceinture ; le crochet et sa barrette sont la fermeture classique des pantalons au-dessus de la braguette. Les brides, le laçage et les brandebourgs ont leurs usages, mais les trois fermetures de cet article couvrent la grande majorité des vêtements.

Que choisir ?

  • Une chemise, un chemisier, un gilet ou une jupe boutonnée devant : des boutons sur une patte entoilée. La fermeture est le modèle.
  • Une robe ajustée, une jupe droite ou un pantalon en tissu chaîne et trame : une fermeture éclair, invisible pour les robes et les jupes, classique ou à rabat pour les pantalons.
  • Vêtements de bébé et de tout-petit, rabats de sac, pièces amovibles : des pressions, à coudre pour les tissus fins et à poser pour le molleton et le jersey.
  • Une trousse, un sac, une housse de coussin : une fermeture éclair, ou un dos portefeuille pour le coussin et aucune fermeture du tout.
  • Un vêtement en maille : aucune fermeture si l'élasticité le permet ; sinon des pressions sur une bande stabilisée.
  • Un premier projet avec fermeture : d'abord des pressions à coudre ou des liens, puis des boutons, puis une fermeture invisible. Chacune est une petite marche de plus.

Si deux fermetures conviennent, prenez celle que vous savez bien coudre cette semaine et revenez à l'autre quand le vêtement le mérite.